Advocating for the active Engagement of the Youth in the Agricultural Value Chain

19 - 23 September 2011
Ezulwini, Swaziland

Resolutions pour Ameliorer la Securite Alimentaire

 
 
Date: 
3 October 2011
Article content: 

Preparees lors du Dialogue de FANRPAN au Swaziland

Vingt-deux résolutions ont été rédigées par des dirigeants du secteur agricole venus du monde entier la semaine dernière afin d'améliorer la sécurité alimentaire en Afrique.

Ceux-ci, présents au dialogue annuel régional de haut niveau sur la sécurité alimentaire du Réseau d'analyse des politiques agricoles et alimentaires et des ressources naturelles (FANRPAN) à eZulwini, au Swaziland, ont affirmé que la question de la sécurité alimentaire ne pouvait être adéquatement résolue que par la participation active des jeunes au secteur agricole.

Dr Lindiwe Sibanda, Présidente-directrice générale du FANRPAN, a déclaré que 44 pour cent de la population de l'Afrique était âgée de moins de 15 ans.

« Il est évident que ce groupe est la clé du développement de l'agriculture en Afrique et du Programme détaillé de développement de l'agriculture africaine ».

Sur les 54 pays que compte l'Afrique, 28 ont signé le programme, s'engageant à allouer au moins dix pour cent de leur budget national à l'agriculture. Dix ont déjà atteint cet objectif, les 18 restants ayant préparé des plans d'investissement.

Les délégués ont résolu de s'assurer de l'engagement du reste du continent à ce programme et de faire participer la société civile, et en particulier les jeunes, à ce processus.

Sibanda a déclaré que les jeunes souhaitaient tirer des bénéfices rapides des initiatives qu'ils entreprenaient.

« Le recours aux technologies de l'information et de la communication est essentiel à cet égard, car elles rendent les engagements virtuels possibles et établissent les marchés locaux et mondiaux ».

« Le réseau a résolu de développer une base de données des initiatives de jeunes réussies et de faciliter l'accès aux actifs agricoles tels que la terre, l'eau et les machines, ainsi que les financements pour les jeunes ».

Sibanda a affirmé que le FANRPAN avait développé un indice de vulnérabilité des ménages afin de cartographier les actifs humains, sociaux, financiers, physiques et naturels des ménages.

« Cet indice permet de classer les ménages selon une vulnérabilité élevée, moyenne ou faible. Des bases de données ont été développées pour le Lesotho, le Swaziland et le Zimbabwe, en partenariat avec Vision mondiale International ».

« Nous poursuivrons nos efforts afin de réduire de moitié le nombre de personnes vivant dans la pauvreté et de partager les résultats des recherches associées à nos bases de données sur les modes de vie par le biais de nos dialogues. Ces bases de données devraient être hébergées par des universités dans les pays respectifs afin de s'assurer qu'elles sont régulièrement mises à jour et utilisées par les facultés pertinentes ».

Sibanda a affirmé que le changement climatique aurait un impact considérable sur les ressources naturelles en Afrique.

« Soixante pour cent des Africains vivront dans des villes d'ici 2050, par rapport aux 20 pour cent actuels. Le défi consiste à doubler la production alimentaire afin de répondre aux besoins, dans un contexte de changement climatique et de réduction des rendements ».

« Nous promouvrons un développement et de nouvelles technologies protégeant l'environnement, tout en améliorant la productivité et en promouvant une agriculture adaptée aux changements climatiques. Des ressources devraient être mises à la disposition des jeunes afin de prendre la tête d'un appel pour un monde sûr sur le plan climatique. Lors de la prochaine conférence COP 17 sur le changement climatique qui se tiendra à Durban, tous les Africains devraient s'exprimer d'une seule voix - pas d'agriculture, pas de pacte », a-t-elle déclaré.

Le dialogue du FANRPAN s'est tenu au Swaziland du 19 au 23 septembre. Plus de 220 délégués venus de 21 pays y ont participé.